Ben Donaldson
Ben Donaldson Internal Family Systems à Paris
Présentation
1. Introduction
Il existe une certaine fatigue qui n'a rien à voir avec le sommeil. Vous la connaissez. Vous tenez la barre au travail — plutôt bien, en apparence — et le fait que personne autour de vous ne perçoive l'effort que cela demande fait partie de ce qui rend la chose si solitaire. Vous sentez que quelque chose de plus profond est en jeu. Peut-être avez-vous commencé à remarquer des schémas récurrents : la même tension dans les mêmes situations, une réactivité disproportionnée, une appréhension sourde qu'aucun repos ne semble effleurer. Vous avez parfois l'intuition que tout cela remonte à bien plus loin — à l'enfance, à d'anciennes relations, à des expériences que vous n'avez jamais eu ni l'espace ni les mots pour vraiment regarder en face. Mais reconnaître cela et savoir quoi en faire sont deux choses très différentes.
Je m'appelle Ben Donaldson. Je suis praticien IFS — formé au modèle des Systèmes Familiaux Internes de Richard Schwartz, une approche thérapeutique fondée sur des données probantes et reconnue par la SAMHSA, qui travaille en profondeur sans pathologiser ce qu'elle rencontre. J'accompagne principalement des professionnels à hautes exigences dans des contextes éprouvants — souvent des personnes qui ont déjà essayé d'autres approches et sont reparties avec le sentiment que quelque chose d'essentiel n'avait pas été touché.
2. Ce que vous portez peut-être en arrivant
Une fatigue que personne autour de vous ne voit, parce que vous continuez à fonctionner. Un stress chronique que vous en êtes venu·e à traiter comme une norme, jusqu'à ce que votre corps envoie d'autres signaux : l'insomnie, les tensions dans la mâchoire, un aplatissement progressif.
Des émotions qui débordent sans prévenir — une colère venue de nulle part, des larmes pour rien — ou, à l'inverse, la sensation de fonctionner en automatique, déconnecté·e de vous-même sans savoir exactement quand cela a commencé. Des schémas qui se répètent malgré tout ce que vous avez déjà essayé pour les changer : dans la façon de travailler, dans les relations, dans la manière dont vous vous parlez.
Un passé dont vous sentez le poids. Pas nécessairement un événement spectaculaire que vous pourriez désigner du doigt, mais une gravité cumulative que vous portez dans le corps autant que dans l'esprit — le genre qui façonne la façon dont vous faites confiance, dont vous vous sentez en sécurité, dont vous vous imposez des exigences.
Une transition — professionnelle, géographique, relationnelle — qui a emporté vos repères sans en offrir de nouveaux. Pas une crise visible de l'extérieur. Juste le sentiment tranquille que la vie que vous avez construite ne vous tient plus tout à fait.
Vous n'avez pas besoin de comprendre tout cela avant de commencer. Vous avez besoin d'un espace où ce que vous portez peut enfin être pris au sérieux.
3. À qui ce travail s'adresse
Beaucoup des personnes que j'accompagne sont des professionnels qui ont beaucoup donné pendant longtemps — managers, consultants, fondateurs, indépendants — des gens compétents, souvent très engagés, qui portent un fardeau invisible. Fonctionnellement présents. Intérieurement en difficulté.
Mais ce travail ne se limite pas à l'épuisement professionnel. J'accompagne aussi des personnes traversant un stress chronique devenu structurel plutôt que situationnel ; des personnes qui portent un passé traumatique — qu'il s'agisse d'un événement précis ou de quelque chose de cumulatif et difficile à nommer — sans avoir trouvé d'espace capable de vraiment le contenir ; des personnes dont la vie émotionnelle est devenue une source de confusion ou de détresse, trop bruyante ou étrangement silencieuse ; et des personnes en période de transition, où l'ancienne identité ne tient plus et la nouvelle n'a pas encore pris forme.
Le fil conducteur, s'il y en a un : une vraie intelligence, une réelle capacité à fonctionner dans le monde — et en même temps, quelque chose en dessous qui demande à être entendu.
4. Ce que la plupart des approches ne disent pas
Voici ce que j'observe chez la plupart des personnes qui franchissent ma porte : elles ont déjà essayé. Souvent plusieurs choses : du coaching, des thérapies cognitives, la méditation, un changement de poste, des vacances, un déménagement à l'étranger. Chaque tentative a aidé, partiellement. Et à chaque fois, le même schéma s'est réinstallé.
L'explication habituelle, c'est le manque de volonté : vous n'y avez pas mis assez d'engagement, vous n'avez pas tenu, il faudrait réessayer mais mieux. Ce n'est pas la vérité.
La vérité, c'est que la plupart de ces approches travaillent sur l'expression de surface de problèmes plus profonds — la pensée anxieuse, le comportement d'évitement, le sentiment d'épuisement — sans atteindre la partie du système intérieur qui les génère réellement.
C'est là l'intuition centrale de l'IFS, et la raison pour laquelle je le pratique : les schémas qui vous épuisent ne sont pas des dysfonctionnements. Ce sont des protections. Des protections bien intentionnées, souvent installées très tôt, qui font de leur mieux. On ne peut pas les convaincre par des arguments. On ne peut pas les court-circuiter avec de meilleures habitudes. On ne peut pas les dissoudre par la méditation, même si la méditation peut aider à les remarquer. Ce qu'on peut faire, c'est développer avec elles une relation différente de celle que l'on a eue jusqu'ici — fondée sur la compréhension plutôt que sur la suppression, sur la curiosité plutôt que sur le combat — et à partir de cette relation, quelque chose se déplace vraiment. Non pas parce qu'on a vaincu une partie de soi, mais parce qu'on l'a suffisamment bien comprise pour qu'elle n'ait plus besoin de travailler aussi dur.
C'est ce que l'IFS est conçu pour faire. Et dans mon expérience, il atteint des endroits que d'autres approches — aussi précieuses soient-elles par ailleurs — tendent à laisser intacts.
5. Mon approche — IFS et travail en profondeur
Cette voix intérieure qui vous critique pour ce que vous ressentez — c'est une partie de vous. Celle qui a appris très tôt que la performance et le contrôle étaient les seules formes acceptables de sécurité. Celle qui vous pousse à tout gérer, à ne rien montrer, à rester stable. Elle vous protège, plus ou moins efficacement, depuis longtemps.
Et cette autre voix — plus discrète, peut-être — celle qui est épuisée de tenir, qui voudrait s'arrêter mais ne sait pas comment : c'est aussi une partie de vous.
L'IFS — Internal Family Systems, ou Systèmes Familiaux Internes — a été développé par Richard Schwartz et est reconnu par la SAMHSA comme une pratique fondée sur les preuves. Il repose sur une observation clinique à la fois simple et, dans mon expérience, d'une puissance remarquable : notre esprit n'est pas une entité unique et unifiée. C'est un système intérieur composé de différentes parties — chacune avec sa propre logique, sa propre histoire et sa propre intention protectrice. Le critique intérieur protège. Le perfectionniste protège. L'évitement protège. Même l'engourdissement protège. La question n'est pas de vaincre ces parties. C'est de les comprendre, de les libérer de rôles qu'elles jouent depuis bien trop longtemps.
Ce qui se trouve en dessous, la plupart des clients le reconnaissent dès les premières séances : une qualité de calme, de clarté, de compassion et de présence qui peut accompagner toutes ces parties sans jugement et sans forçage.
Ce qui distingue ce travail d'une approche purement cognitive ou conversationnelle : nous n'analysons pas le problème depuis l'extérieur et nous ne restructurons pas des pensées à son sujet. Nous entrons en relation vécue avec les parties de votre système intérieur qui maintiennent le schéma — et c'est cette relation, non l'analyse, qui rend le changement durable.
6. Ce que nous pouvons traverser ensemble
La vie émotionnelle — blocages, régulation, libération
À un bout du spectre, les émotions arrivent trop fort, trop vite — une colère disproportionnée, une anxiété chronique, une tristesse qui s'installe sans raison apparente. À l'autre bout, une sorte d'engourdissement : fonctionner sans vraiment ressentir quoi que ce soit. Les deux sont des adaptations protectrices — non des défauts de caractère.
La différence entre gérer ses émotions et les intégrer véritablement est, je crois, la différence entre contenir et transformer. L'IFS vous permet d'entrer en relation avec les émotions selon leur propre histoire et leur propre logique. Non pas pour les éliminer, mais pour comprendre ce qu'elles cherchent à communiquer et trouver une relation à soi-même plus spacieuse, moins réactive. Ce travail inclut souvent la dimension psychosomatique : là où le corps porte ce que l'esprit a protégé — tensions chroniques, fatigue inexpliquée, symptômes physiques sans cause médicale identifiée.
Le traumatisme — visible et invisible
Le traumatisme n'est pas seulement un événement catastrophique unique. C'est aussi quelque chose de cumulatif : les petites blessures relationnelles répétées dans le temps qui façonnent la façon dont vous vous percevez, dont vous faites confiance et dont vous vous sentez en sécurité dans le monde. L'IFS est particulièrement adapté au travail sur le traumatisme parce qu'il ne force jamais l'exposition. Le rythme est le vôtre. Vous n'avez pas besoin de raconter les événements dans le détail pour que le travail avance. Ce qui compte, c'est la relation que vous développez avec tout ce que vous portez encore de ce qui s'est passé.
L'épuisement professionnel, le stress chronique et la fatigue au travail
Le burnout n'est pas un manque de résilience. C'est un signal systémique — le résultat d'un système intérieur soumis à une pression insupportable depuis trop longtemps. Un corps qui n't arrive plus à déconnecter. Un effondrement motivationnel qui ressemble, vu de l'extérieur, à une défaillance de caractère. Un vide identitaire lorsque le rôle professionnel qui portait autrefois un sens ne le fait plus.
Dans le travail IFS, nous explorons les parties qui surchargent pour protéger, et celles qui s'effondrent sous le poids de ce que cette surcharge exige. L'objectif n'est pas de vous rendre plus productif·ve dans un système qui vous épuise. C'est de comprendre ce système de l'intérieur et de construire la capacité d'y faire quelque chose de différent.
Pour ceux et celles en transition professionnelle, une question plus profonde affleure souvent sous la question pratique : qui suis-je en dehors de ce que je fais ? Dans mon expérience, ce n'est pas une question de luxe. C'est fréquemment le vrai travail.
7. Mon parcours
J'ai découvert l'IFS en tant que client, pas en tant que praticien. Comme beaucoup des personnes que j'accompagne aujourd'hui, j'y suis venu après avoir essayé plusieurs autres approches qui avaient aidé partiellement, sans tout à fait atteindre ce qui continuait à se réaffirmer. L'IFS a été le premier modèle qui m'a permis non seulement d'analyser mes schémas, mais d'entrer dans une relation fondamentalement différente avec eux. C'est cette expérience qui m'a finalement conduit à me former.
Avant la thérapie : une carrière dans l'enseignement, les ressources humaines et le marketing — des environnements d'entreprise et de start-up exigeants que je connais de l'intérieur. Cela fait une différence, je crois, quand votre thérapeute a été assis dans les mêmes types de réunions.
Ma pratique de la méditation — plusieurs milliers d'heures en retraite silencieuse — nourrit la qualité de présence que j'apporte aux séances.
Praticien certifié IFS. Bilingue français–anglais.
8. Un dernier mot
Ce travail n'est pas pour tout le monde. Il demande une certaine honnêteté envers soi-même, et peut être inconfortable par moments. Non pas parce que le processus est rude, mais parce que regarder avec une vraie attention ce que l'on porte peut faire beaucoup — surtout au début.
Je ne suis pas là pour vous dire ce que vous voulez entendre. Je suis là pour vous accompagner vers ce qui est vrai pour vous — ce que, en fin de compte, personne ne peut vous dire sinon vous-même.
9. Comment les séances fonctionnent
Format : En ligne (Zoom ou équivalent), séances individuelles de 60, 75, 90 ou 120 minutes selon le travail en cours.
Langues : Français et anglais.
Rythme : La plupart des clients choisissent un rythme hebdomadaire sur une période d'environ 12 à 24 semaines. Certains préfèrent des séances bimensuelles. D'autres viennent selon le besoin. Il n'y a pas d'engagement prédéfini — le rythme se construit ensemble en fonction de ce qui émerge dans le travail.
Première séance : Une séance d'évaluation initiale gratuite de 60 minutes avant tout engagement de travailler ensemble. Vous repartez avec une première lecture de votre situation et une clarté sur ce que le travail pourrait impliquer.
Confidentialité : Conforme au RGPD. SIRET : 98479269700026.
Paiement : Honoraires flexibles (hors remboursement assurance). Facturation claire à chaque séance. Virement bancaire, Stripe, PayPal. Tarif réduit pour la réservation de blocs de séances.
10. Une invitation
Si vous lisez encore ces lignes, il vaut peut-être la peine de vous poser une question simple : qu'est-ce que cela vous coûte — en énergie, dans vos relations, dans la qualité de vos journées — de continuer à fonctionner comme ça pendant encore six mois ?
Vous n'avez pas besoin d'avoir tout compris. Vous avez juste besoin d'être prêt·e à regarder.
Coordonnées
+33 6 09 64 87 25
Rendez-vous en visio 75000 Paris
Informations complémentaires
Moyens de paiements : carte bleue, virement, Paypal, Stripe
Pensez à consulter votre mutuelle pour une éventuelle prise en charge.
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